Lutte contre la criminalité au-delà de la peine de culpabilité
Habilitation d’Anna Coninx
L’auteure de cette thèse d’habilitation se penche de manière approfondie sur les mesures de privation de liberté selon le code pénal suisse, les replace dans un contexte historique et rassemble pour la première fois dans une monographie complète les nombreuses ramifications de la recherche. Elle met particulièrement l’accent sur la problématique du pronostic criminel, en analysant de manière critique des expertises psychiatriques médico-légales concrètes à la lumière de l’état actuel de la recherche. L’accent est également mis sur la dualité du droit des sanctions, le critère du trouble mental grave, la fin indéterminée de la sanction, les droits fondamentaux du prévenu et la preuve par expertise. Sur la base de ces connaissances, l’auteure répond à la question fondamentale de la légitimité des mesures privatives de liberté dans un contexte philosophico-juridique plus large.
Parution en 2023 chez Stämpfli Verlag Bern
ISBN 978-3-7272-2692-2

Plutôt mourir qu’être interné – Je suis pédophile
Autobiographie d’un interné. Exécution des peines et internement en Suisse. Lutte pour un procès équitable.
Je suis pédophile. J’ai commis de graves erreurs et je me suis rendu coupable – comment en suis-je arrivé là ? Personne ne choisit d’avoir une prédisposition pédophile – vivre avec est un défi.

Beschreibung
Autobiografie von Romano Schäfer
Romano Schäfer ist pädophil.
Als gut Dreissigjähriger schlug er den falschen Weg ein, als er sich auf sexuelle Beziehungen mit Minderjährigen einliess. Das war verheerend: in erster Linie natürlich für die betroffenen Jungen, aber auch für ihn selbst, indem er mit den Konsequenzen seines Tuns bis zu seinem Tod wird leben müssen. Denn er ist verwahrt worden – allerdings nicht wegen der Übergriffe, für die er zu 35 Monaten Haft verurteilt wurde, sondern, Jahre später, wegen des Downloadens von illegalem Bildmaterial.
Der unter sehr harten Bedingungen aufgewachsene Romano Schäfer hat seine sexuelle Veranlagung, die ihn den Wunsch verspüren lässt, sexuelle Nähe zu Kindern/Jugendlichen zu erleben, nicht selbst gewählt. Und dem inneren Konflikt zwischen Wunsch und Verzicht war er nicht gewachsen. Doch niemand darf auf seine Taten reduziert werden. Ein Mensch ist ein Mensch ist ein Mensch.
Romano Schäfer ist eine Kämpfernatur. Deshalb wehrt er sich mit allen ihm zur Verfügung stehenden Mitteln für einen menschenrechtskonformen Umgang mit Strafgefangenen und insbesondere auch mit verwahrten Menschen. Sein Fall ist vor dem Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte EGMR in Strasbourg hängig.
Johanna Krapf hat mit Romano Schäfer lange Diskussionen geführt, die im Buch wiedergegeben sind. Der forensische Psychiater Frank Urbaniok hat einen Artikel zum Thema des Therapierens von Straftätern beigesteuert.
Ein zweiter Schwerpunkt des Buches ist die Verwahrung.
Lieber tot als verwahrt
erschienen September 2023
ISBN 978-3-384-02182-3
L’aumônerie musulmane en prison

La pasteure Anita Hintermann accompagne les détenus dans les prisons soleuroises. Depuis quelques semaines, un imam fait également partie de son équipe d’aumôniers. Le canton propose une aumônerie musulmane dans les prisons dans le cadre d’un projet.
Un reportage.
Anita Hintermann travaille derrière les murs d’une prison. En tant qu’aumônière, elle a accès à des histoires difficiles et parfois dramatiques. « Les préoccupations et les problèmes des détenus diffèrent de l’aumônerie normale », explique la responsable de l’aumônerie œcuménique des prisons du canton de Soleure. Dans les prisons préventives d’Olten et de Soleure, il s’agit de questions telles que : qui aide ma femme avec les enfants ? Il en va tout autrement dans la prison de haute sécurité, l’établissement pénitentiaire de Deitingen, où les condamnés restent plusieurs années. « Là-bas, j’ai beaucoup plus affaire à des chutes psychiques et à des démotivations », explique Anita Hintermann.
Accompagner aussi les musulmans en prison
Le pasteur rend visite aux détenus des trois institutions une fois par semaine. L’aumônerie des prisons est proposée en collaboration entre le canton et les églises nationales. Le 1er février 2023, cette offre a été élargie dans le cadre d’un projet. Désormais, non seulement les croyants chrétiens, mais aussi les croyants musulmans seront accompagnés en prison. C’est important et le besoin est grand, souligne Anita Hintermann : « Dans la culture musulmane, l’aumônerie est une tâche de la famille. Si des croyants musulmans se retrouvent en prison, ils sont complètement coupés du monde ». En tant que chrétienne, elle ne pourrait pas aider suffisamment les musulmans, par exemple pour les questions concernant le ramadan ou la prière du vendredi.
C’est pourquoi un imam se rend désormais une semaine sur deux sur les trois sites de la prison et se tient à la disposition des détenus. Son travail ne se distingue pas de l’aumônerie chrétienne des prisons, selon Anita Hintermann : « Il mène des entretiens, accueille, est là pour les gens ». Il s’agit aussi de former le personnel pénitentiaire aux questions relatives à l’islam.
Acquérir de l’expérience pour une future offre
L’imam de la communauté islamique albanaise de Zuchwil, qui dispose d’une formation complémentaire en aumônerie musulmane de l’Université de Fribourg, travaille à 20 % pour le canton. Le projet est financé par des fonds fédéraux issus du « Plan d’action national visant à prévenir et à combattre la radicalisation et l’extrémisme violent ». L’objectif est de recueillir des expériences pratiques jusqu’à l’été 2024. On verra ensuite si et comment une aumônerie musulmane permanente doit être mise en place dans le canton.

Ce reportage est paru dans la newsletter DDInside du canton de Soleure. Lien original : https://so.ch/verwaltung/departement-des-innern/departementssekretariat/newsletter-ddinside/archiv/ddinside-02-2023/muslimische-seelsorge-im-gefaengnis/




